Cineculte Index du Forum          FAQ     Rechercher     Membres     Groupes     Profil     Se connecter pour vérifier ses messages privés
Connexion     S’enregistrer

[Documentaire] Le Cinéma Hollywoodien

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Cineculte Index du Forum -> Café du Ciné -> Blabla libre
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Tonny
Figurant
Figurant

Hors ligne

Inscrit le: 08 Oct 2007
Messages: 87
Film préféré: Casino, Les Affranchis, Indiana Jones, Retour Vers le Futur, Scarface
Masculin Taureau (20avr-20mai) 蛇 Serpent

MessagePosté le: Lun 12 Nov - 20:42 (2007)    Sujet du message: [Documentaire] Le Cinéma Hollywoodien Répondre en citant

Un immense documentaire dédié aux cinéphiles fait par moi-même et inspiré de sites internet et quelques ouvrages que je vous montrerai tout à la fin.
(Si cela vous dérange, vous pouvez supprimer le topic) BONNE LECTURE! (Déjà sur the movies qui vient d'être supprimé d'ailleurs par moi-même) car apparemment, personne n'y s'intéresse car bien entendu ce sont plus des fana du jeu que des cinéphiles!


 


Première Partie

---------------LA CONQUETE DU CINEMA AMERICAIN A TRAVERS LE MONDE----------------

L'Histoire de Hollywood


C'est à la fin du XIXème siècle qu'est fondé Hollywood par deux immigrés allemands. Hollywood devient rapidement un endroit où il fait bon vivre et c'est dans cette ville qu'est tourné le premier film muet du genre western; le "Mari de l'Indienne" (The Squaw Man). C'est par son environnement dépaysant, vaste, aux prix des terrains bon marché que les cinéastes et producteurs, principalement immigrés d'Europe de l'Est et Centrale, ont décidé de fonder à Hollywood leur propre studio cinématographique. Charlie Chaplin fera fortune à Hollywood et contribuera à la suite de bâtir sa propre entreprise cinématographique en 1919; United Artists. Le succès des films hollywoodiens est dû à un mélange d'histoire américaine et à une symbolique empruntée à la culture des juifs d'Europe de l'Est, retraçant en partie les persécutions endurées en Russie (Westerns). Beaucoup d'entre eux se convertissent au catholicisme pour se rapprocher davantage des américains et progresser dans leur nouvelle industrie tout en réalisant des films basés sur leur histoire. Hollywood connaîtra bien des entreprises cinématographiques comme Paramount, MGM, Fox, Warners Studio qui lui feront très vite connaître "Fortune et Gloire". Hollywood est devenu la capitale mondiale du cinéma.

Les Grosses productions


Le personnel a toujours eu l'ambition de produire de plus en plus de films plus spectaculaires et plus coûteux. Le principe des grosses productions provient d'une inspiration des films d'art français.

Dans les années 1910, a lieu une très forte augmentation des budgets des films. La naissance des premiers films parlants ont provoqué la naissance des films musicaux. Ceux-ci devinrent à l'époque le style cinématographique dominant en Amérique. Le film musical met en scène des personnages qui expriment leurs émotions par la chanson et la danse. On peut distinguer plusieurs films musicaux qui ont remporté des succès phénoménaux notament durant les années 30; "Le Chanteur de Jazz" (The Jazz Singer), premier film parlant et étant sur le thème de la musique réalisée en 1927, "Le magicien d'Oz" (The Wizard of Oz), ou encore "La joyeuse Divorcée" (The Gay Divorcee).

Voilà 40 ans que l'industrie cinématographique existe. Nous sommes dans les années 50. Le dévelopepement de la télévision a mis en difficulté le cinéma américain. En effet, plus besoin d'aller dans les salles pour se retrouver face à face à l'écran, la télévision prend la relève. Hollywood tente de répondre à cette menace par des spectacles toujours plus incroyables, et utilise les nouvelles technologies de l'époque: technicolor, stéréophonie, formats géants Cinérama. A force, la hausse des coûts des superproductions oblige à en délocaliser le tournage.

Dans les années 1960, malgré une grande production de films spectaculaires, les studios américains connaissent une très grande difficulté financière et s'obligent à les compenser par une production de films indépendants ne remportant quant à eux aucun grand succès.

L'entrée des Blockbusters

Hollywood réussit dans les années 70 à surmonter ce problème économique par la naissance des Blockbusters, les films à grands succès.

Nom autrefois utilisé pour la plus puissante bombe conventionnelle utilisée pendant la Seconde Guerre Mondiale par la Royal Air Force et par la United States Air Force, "Blockbuster" est entré dans le vocabulaire du théâtre et du cinéma pour désigner le succès des spectacles. Littéralement, cela donnerait "qui fait exploser le quartier".

Un blockbuster est un film possédant un très haut budget, sur lequel on mise sa superproduction et sa publicité, plus précisément un film réunissant dans le casting les plus grandes stars mais aussi un film utilisant sans hâte les effets spéciaux. Par ces aspects, il attire l'attention des médias et du public, générant une très forte exposition au-delà de la date de sortie, et prendre le risque qu'au final, le film ne remporte pas un gros succès. Néanmoins, les blockbusters diminuent les dangers financiers qu'avec un petit film, même si ceux-ci ont parfois des recettes exceptionnelles en comparaison de l'apport initial.

Hollywood a créé les blockbusters dans l'unique but de faire face, durant les années 50 et 60, à la transformation des spectateurs en télespectateurs. Les générations futures tendent à accroître les télespectateurs recherchant davantage des films dignes de passer à la télévision. La recherche et la production du cinéma sur le petit écran s'amplifient. L'ère du blockbuster est née. Mêlant scènes d'action, effets spéciaux et stars, le blockbuster est la clef de la réussite de la culture cinématographique américaine et explose les consommations. Le blockbuster va beaucoup plus loin que la culture du spectacle et de l'entertainment qui ont toujours influencé le développement du cinéma américain.
Hollywood a aussi eu son succès en intégrant le Happy End dans les blockbusters. Le Happy End consiste à toucher fortement l'émotion du spectateur vers la fin du film. Une fin heureuse surgit alors rendant le spectateur rassuré et satisfait. Ce concept a surtout été utilisé durant la Crise des années 30 et la Seconde Guerre Mondiale. Le Happy End est devenu, en quelque sorte, un droit acquis de l'Americain Way of Life. Le public en demande et exige qu'un bon film doit se terminer de cette façon là. Au final, Le Happy End a les mêmes principes que les fables au fin heureuse: "Et ils vécurent heureux jusqu'à la fin de leurs jours".

Le héro et les méchants dans les Blockbusters


Beaucoup de blockbusters adoptent un scénario qui mêle action et aventure. Dans ces genres de films, héros et méchants sont nécessaires pour rendre le film plus attractif et faire rêver le public. On remarque que la plupart des héros sont des scientifiques (Godzilla, Jurassic Park), des chercheurs, des archéologues (Indiana Jones), égyptologues (Stargate), mais aussi des agents secrets (James Bond), des héros très doués dans leur domaine et possédant pour beaucoup d'entre eux un certain courage, un bon sens de déduction. Il est souvent beau, fort, intelligent, suivi d'une belle fille qui le suivra tout au long de ses aventures et détient des qualités tandis que les "gens normaux" n'en possèdent pas et se font beaucoup plus naïfs que celui-ci. Le héro est indispensable; non seulement il rassure son public mais par sa présence, on sait d'avance que le film va bien se terminer. Ce système devenu typiquement hollywoodien est tiré d'une bande dessinée américaine apparue pour la première fois durant les années 30; "Les Aventures de Superman" inventée par Jerry Siegel et Joe Shuster; deux immigrés juifs d'Europe Centrale. Superman est un super-héro qui lutte contre toute force du mal pour répandre paix, liberté et amour sur la Terre. Il est doté de pouvoirs surnaturels et il est reconnaissable par sa combinaison moulante rouge et bleue ainsi que par son logo "S". Contrairement au héro, le super-héro se cache en s'habillant normalement avec un emploi comme tout autre citoyen, et adopte un nom, un prénom dans le but de ne pas révéler sa véritable identité. Le super-héro représente également une menace envers le gouvernement du pays parce qu'il est discret, mystérieux, silencieux, parle très peu et que l'on ne connaît pas ses raisons de sauver le monde. Suite au succès de Superman, d'autres super-héros sont apparus comme Batman, Spiderman, etc. On ne peut donc pas rapprocher le héro et le super-héro qui sont, certes, deux êtres ayant principalement le même but mais qui fonctionnent de façon totalement différente.
Les méchants sont souvent des hommes politiques, des hommes de l'armée ou armée secrète qui n'ont d'autre but de réaliser leur projet machiavélique. Dans les films de science-fiction et fantastique, les méchants peuvent être également des extraterrestres qui veulent envahir la planète (La Guerre des Mondes), des robots (Terminator). Les méchants sont souvent représentés par des êtres qui ne connaissent ni peur, ni pitié, ni regrets et n'obéissent qu'aux ordres de leurs supérieurs. Pour angoisser davantage les spectateurs, le méchant possède souvent plus de pouvoirs, plus de puissance que le héro. Entre super-héros et super-méchants, c'est exactement le même principe. Le super-méchant sans coeur détient plus de forces pour anéantir son rival. Le film devient plus divertissant.

Il arrive au cinéma français de reprendre ce concept typiquement américain. Mais il ne l'adaptera pas dans le genre aventure ou fantastique. Ce sera dans le burlesque et la comédie que le film sera réalisé. "OSS 117", réalisé par Michel Hazanavicius, s'inspire des films d'espionnage comme "James Bond" mais dans la parodie. Ainsi, contrairement au cinéma américain, le cinéma français préfère intégrer ce concept dans la comédie.



 


Dernière édition par Tonny le Lun 12 Nov - 20:50 (2007); édité 1 fois
Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Lun 12 Nov - 20:42 (2007)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Tonny
Figurant
Figurant

Hors ligne

Inscrit le: 08 Oct 2007
Messages: 87
Film préféré: Casino, Les Affranchis, Indiana Jones, Retour Vers le Futur, Scarface
Masculin Taureau (20avr-20mai) 蛇 Serpent

MessagePosté le: Lun 12 Nov - 20:43 (2007)    Sujet du message: [Documentaire] Le Cinéma Hollywoodien Répondre en citant

Suite...

Le Star System


Le cinéma est devenu un des domaines culturels les plus importants d'abord pour les américains mais par la suite pour l'ensemble de la population mondiale grâce à Hollywood. Une élevation des coûts de casting était de plus en plus forte, et aujourd'hui certains acteurs touchent 20 à 30 million de dollars par film (Arnold Schwarzenegger en est l'exemple pour "Terminator III"). C'est donc devenu une des composantes économiques qui constituent le marché du cinéma, et l'idée de payer les stars aux sommes exorbitantes favorisent leur marché commerciale.

Au début du XXème siècle, les premiers acteurs ne connurent pas immédiatement la célébrité. Leurs noms étaient même voilés afin d'éviter que les acteurs demandent à ce que l'on augmente leur salaire. Les indépendants vont bouleverser ce système et inventer la starification. Carl Laenmle lance le nom d'une des premières stars, Florence Lawrence, bientôt suivi par Adolph Zukor. Ainsi, les grands films célèbres ne seront tournés que par des acteurs célèbres.

Le star system devient bientôt un des piliers du cinéma hollwoodien, la publicité est mise en place. L'industrie hollwoodienne, sachant parfaitement utiliser le marketing, attirera des millions de fans dans les plus courts délais. Les sociétés de production s'attachent des acteurs par contrat. En 1927, l'industrie met en place la cérémonie des Academy Awards où des oscars récompensent les films délcarés les plus réussis, mais mettent également en valeur les stars.

Hollywood a largement contribué à fixer les critères de la beauté du XXème siècle, grâce au star system. Les plus grandes stars féminines ont imposé l'image de la femme jeune maquillée, mince, sensuelle et érotique. Quant à Marlon Brando, James Dean et John Wayne passaient pour les modèles de beauté masculine. Le star system s'est poursuivi jusqu'à nos jours et continuera d'exister.

Les stars n'ont pas cessé d'avoir un salaire qui augmente à une vitesse fulgurante, ce qui amène à ce que certains d'entre eux soient mieux payés que d'autres (tout dépend de leur activité dans le cinéma mais aussi du box-office). Le cachet de 30 millions de dollars d'Arnold Schwarzenegger, un cas exceptionnel concurrencé par Tom Hanks, équivaut en France à près de cinq fois le budget moyen d'un film (5.34 millions d'euros en 2004). Toutefois la France est aussi touchée par ce phénomène d'inflation des cachets.

C'est la magie de la publicité et du marché commercial de Hollywood. La présence d'une star est un facteur de différenciation, et cela est particulièrement important pour les grandes productions. Un blockbuster se construit avant tout avec des têtes d'affiche. Ceux qui financent le cinéma exigent alors des garanties en termes de casting avant d'investir, et les producteurs sont par conséquent prêts à les payer très cher.

Les Suites qui dominent le box-office


Hollywood a toujours vu le public comme une masse de consommateurs et l'entertainment comme une industrie. C'est sa politique. Le cinéma hollywoodien a su plus que toute autre cinématographie accroître son marché et sa rentabilité. Les blockbusters ont été spécialement créés pour attirer le public de masse, dignes de faire partie des plus grosses productions de Hollywood. Celui-ci n'a qu'un seul objectif: ses moindres films doivent attirer le plus grand public possible quelque soit le sexe, l'âge ou la nationalité. A travers les résultats du box-office, c'est-à dire le chiffre d'affaires d'une production cinématographique, nous pouvons déterminer si ces films ont rencontré un succès populaire et donc, affirmer si c'est un film réussi.

Beaucoup de films à grands succès sont des suites. Ce n'est donc pas forcément un long-métrage qui a beaucoup d'originalité dans son scénario qui est important, les producteurs hollywoodiens en sont conscients et ne prennent alors aucun risque à produire des suites des films qui ont déjà fait leurs preuves pour s’assurer de la fidélité du public. Ils réutilisent alors les mêmes concepts. C'est ainsi que trois sagas dominent littéralement le box-office : "Le seigneur des anneaux", "Star Wars" et "Harry Potter". De nombreux autres films à suite font partie des grands succès du box-office mondial: "Spider-Man", "Matrix", "Pirates des Caraïbes", "Jurassic Park", "Mission :impossible", "Maman, j’ai raté l’avion", "Terminator", "Indiana Jones", "Les dents de la mer", "Men in black", "La momie", "X-Men", "Shrek" ou bien encore "Retour vers le futur"…, sans oublier biensûre James Bond. Cette réutilisation des grandes réussites est très rarement utilisée ailleurs qu’aux Etats-Unis. En France on peut tout de même noter "Astérix et Obélix", "Taxi", "Les visiteurs", "Les bronzés" ou "La vérité si je mens".

Les plus grands succès du box-office mondial sont depuis les films utilisant beaucoup d'effets spéciaux et donc des films fantastiques et de science fiction. Cela contribue au spectaculaire et confirme l’idée que les films les plus populaires sont ceux qui sortent le spectateur de l’ordinaire du quotidien, et non ceux qui s’appliquent à être réalistes. Parmi les 100 plus grands succès mondiaux, seulement cinq films peuvent être apparentés à des comédies ou films réalistes, proches de ce qui se fait en Europe : "Pretty woman", "Mrs Doubtfire", "Rain man".

Une organisation industrielle


Hollywood s'est toujours considéré comme une industrie et se doit donc de garder les mêmes principes du fonctionnement d'une entreprise. Ainsi dit, il doit faire de ses films, des produits uniques.

Celui-ci se vante de posséder les meilleurs besoins dignes de faire briller son entreprise à travers le monde. Sans doute, la majorité des entreprises voudraient obtenir un système comme Hollywood. En effet, ses productions sont toujours aussi hautes et d'excellentes qualités. Pourvu d'immenses terrains luxueux de la Californie, Hollywood n'est pas seulement qu'une entreprise, il détient sa propre ville et dispose des meilleurs équipements pour sa production grâce à des immenses investiments aux plus grandes banques américaines.

L'organisation de la production d'Hollywood est très divisée de façon à ce que chaque unité de production soit spécifié dans un certain type de film. Cette disposition est dûe à un système de production qui cherche à dégager des profits. Ainsi dit, chaque studio hollywoodien a sa spécialisation et possède son équipement nécessaire pour son genre de film.

Dans cette logique industrielle, cette organisation est aussi divisée lorsqu'il s'agit de produire des films à petits ou à gros budgets. Les films de série B étaient projetés dans les petites salles et les films de série A étaient quant à eux projetés dans les plus grandes salles de cinéma. Ce système a été mis en place durant les années 30; lorsque Hollywood dominait culturellement le monde.

Le film comme un produit

L'industrie du cinéma possède un atout consistant à faire de ses films, acteurs et équipements nécessaires pour les réaliser des produits qui sont objets de campagnes de marketing. En ce temps, Hollywood cherche à réaliser ses films par des techniques plus modernes et complexes.

Hollywood connaît les stratégies pour faire de ses films des box-office. Ayant déjà les besoins requis pour faire des blockbusters, il va utiliser le marketing. Celui-ci s'occupera de la création de bandes-annonces minutieusement mises au point qui se diffuseront massivement dans tout le globe mais également à la création de sites internet, de panneaux publicitaires qui gagneront vite la confiance des ménages à consommer leurs produits.

Le film peut-être également utilisé comme un produit dérivé. Disney, spécialisé dans la réalisation de films s'inspirant d'un concept différent en est l'exemple et vise à ce que chacun de ses courts ou long-métrages aient sa réussite . Ce nouveau concept fonctionne à merveille; la réalisation d'un film consacré comme un produit dérivé est devenue pratiquement indispensable pour le fonctionnement industriel.

Un but commercial et divertissant

Comme nous le savons tous, la majorité des films du box-office sont réalisés à Hollywood. Différent du cinéma européen, le cinéma américain ne cherche pas à susciter le spectateur à la réflexion et à dégager une critique envers la société. Au contraire, il cherche à répondre aux attentes du peuple en matière de divertissement, à connaître ce qui le touche, ce qu’il apprécie particulièrement. Nous remarquons en effet que les plus grands films à succès sont les fictions, que ce soit fantastique ou science fiction. Le but du cinéma américain est avant tout de faire rêver son public.

Le cinéma américain a surtout été conçu comme un vecteur culturel mais aussi comme une industrie. Il doit donc dégager des bénéfices et pas qu'un peu. Le cinéma européen est quant à lui un domaine beaucoup plus artistique et fait partager avec son public les critiques qui touchent la société. C'est donc un phénomène contradictoire. Le cinéma américain cherche à plaire à la masse, s’efforce d’être rentable comme n’importe quelle entreprise. Il doit dégager des bénéfices, payer ses salariés, assurer son profits, en fin de compte, préserver son existence.

Il investit de grosses sommes dans le but de confirmer son succès. De ce fait, cet investiment se reflète par les qualités du film: les acteurs, les décors, les accessoires, les effets spéciaux, etc. Mais au fil du temps, il y a le développement de nouvelles technologies et cela suscite au cinéma américain d'investir davantage pour ses futurs blockbusters. Ainsi dit, Hollywood doit garder la qualité d'un film à succès pour satisfaire son public en vue de la pression de la concurrence et donc ne pas se faire dévancer par d'autres grandes sociétés cinématographiques. 
Revenir en haut
Tonny
Figurant
Figurant

Hors ligne

Inscrit le: 08 Oct 2007
Messages: 87
Film préféré: Casino, Les Affranchis, Indiana Jones, Retour Vers le Futur, Scarface
Masculin Taureau (20avr-20mai) 蛇 Serpent

MessagePosté le: Lun 12 Nov - 20:44 (2007)    Sujet du message: [Documentaire] Le Cinéma Hollywoodien Répondre en citant

Suite...

Les critiques du modèle du cinéma américain


Les critiques du cinéma américain s’opposent sans doute en priorité à la logique commerciale des blockbusters. Expert en marketing et communication, le cinéma hollywoodien n’a rien à voir avec la vision du cinéma purement artistique. Par ces critiques, l’idée de faire du cinéma comme un produit leur est insupportable, le cinéma ne doit pas normalement être une industrie. Hollywood ne cherche qu'à recevoir le plus de spectateurs possibles, en mêlant habilement bien, mal, action, amour, sexe, vertu et idéologie. Aujourd'hui, celui-ci ne se contente que de réaliser des films utilisant les meilleurs techniques possibles que Hollywood possèdent déjà, profite de ses capacités financières et par dessus tout, il n'y a plus de création. Sydney Pollack a déclaré à Paris Match lors du festival de Cannes 2002 : « Dans la plupart des films, il n’y a plus que de l’action et des effets spéciaux. D’où ce cinéma explosif qui impose une succession d’événements montés à un rythme infernal, si rapide qu’on distingue à peine les images. Le spectateur ne ressent plus l’émotion. […] Aujourd’hui, la forme l’emporte sur le fond. […] Résultat, tout va si vite que tout est oublié aussitôt, sans laisser place à la réflexion. »

Dans la superproduction, le producteur est avant tout la figure dominante, une vision difficilement acceptable en Europe qui considère le cinéma comme le « Septième Art » avant tout. le renforcement industriel du cinéma est très mal vu par le milieu artistique et culturel. L’artiste voit son statut s'inférioriser dans les grosses productions où il peut n’avoir plus qu’un rôle mineur dans la réalisation d'un film américain. "Autant en emporte le vent" a ainsi compté trois réalisateurs (George Cukor, Sam Wood et Victor Fleming), mais son véritable artisan était son producteur David O. Selznick. De même, la saga des Harry Potter, dont pourtant chacun des films atteint les sommets du box-office, a vu plusieurs réalisateurs se succéder (Chris Columbus, Alphonso Cuaron, Mike Newell et David Yates). C’est ce bannissement des réalisateurs au profit des producteurs qui doit susciter à la réflexion des européens.

Un Cinéma idéologique

Certains pensent que le cinéma américain n'est autre qu'idéologiste. On peut bien entendu révéler que le cinéma américain est purement symbolique de l'Amérique moderne. Selon les critiques envers les blockbusters, le cinéma américain utilise le divertissement pour mieux transmettre l'idéologie avec le public. Celui-ci n’a alors pas conscience d’assister à la diffusion d’une idéologie. Mais quelle est-elle?

Cette idéologie proviendrait de l'Americain Dream. Autrement dit, une Amérique parfaite, un pays neuf, grand au gouvernement libéral et individualiste. Ainsi dit, le cinéma américain serait le meilleur moyen pour faire circuler l'idéologie afin d'américaniser toute la population.
Bien que les problèmes liés au melting-pot (unification des immigrés et personnes de diverses origines dans une même société) persistent encore aujourd'hui, le cinéma américain tendrait à accroître cette idéologie pour inciter les immigrants à bien s'intégrer dans la société en montrant le modèle du citoyen américain.
Evidemment, ce ne sont que des suppositions. En approfondissant cette logique, Hollywood et la politique américaine ont tout intérêt à diffuser internationalement ce cinéma idéologique, afin d’unifier le monde sous le modèle américain, considéré comme supérieur. Le cinéma populaire utiliserait donc le divertissement car c'est le moyen de transmission idéal pour la propagande.

domination des majors


Les Big Five ou majors sont ces compagnies les plus importantes qui ont réussi une concentration verticale : Paramount, Loew’s (MGM), 20th Century Fox, Warner Bros et Radio-Keith-Orpheum (RKO). Trois autres majors sont appelées Little Three parce qu’elles ne possèdent pas de salles : United Artists, Universal, Columbia. A coté de cet ensemble demeure une galaxie d’indépendants, parmi lesquels les studios Disney, des studios spécialisés dans le film à petit budget, certains grands producteurs indépendants, et d’autres producteurs, acteurs et metteurs en scène ayant fondé leurs propre compagnie mais qui étaient néanmoins assez dépendants des majors pour le financement et la distribution.

Cependant, cette structure du marché est bientôt à nouveau remise en cause par des attaques judiciaires. En 1940, une décision du Congrès, le Consent Decree, leur impose une limitation des pratiques de block-booking(*). Dès la fin de la Seconde Guerre mondiale, les poursuites reprennent. La Paramount et les autres majors doivent alors se séparer d’un grand nombre de leurs réseaux de salles : c’est le divorcement.

Après une période de difficultés à cause de la télévision devenu un loisir concurrent du cinéma, les majors ont coopérer avec les chaînes, et se sont mis à produire des émissions destinées à la télévision. Aujourd’hui la plupart des studios ont été rachetés par des grands groupes multinationaux aux activités très diversifiées : AOL-Time Warner, Sony qui a acquis Columbia, Viacom (abréviation de Video Audio Communication) qui a acheté Paramount, New Corps (groupe australien de médias et de communication) qui a acquis Fox, enfin Universal Studios a appartenu à Vivendi puis à General Electric.

Aujourd’hui les majors n’ont plus tout à fait les mêmes noms, mais leur pouvoir reste intact :Sony Columbia Tristar, Paramount Pictures Entertainment, Twentieth Century Fox Film Corporation, Universal Studios, Warner Bros, et peut-être aussi Dreamworks.

Surnommées les indies, les petites compagnies indépendantes aux Etats-Unis contrôlées par les majors, leur permettent de s'occuper du plus grands nombres d'industries de se marché cinématographique pour diriger de plus en plus ce domaine. Leur autonomie n’est pas forte, elles restent sous l’influence des majors, ce qui leurs font une source pour trouver de nouveaux talents. Les vrais indépendants, eux, ne représenteraient que 2,5 % des salles de cinéma et 5 % des recettes aux guichets.

Réalisant près de 95% des recettes sur le territoire américain, ces grosses productions ont le pouvoir de contraindre les producteurs à faire alliance avec elles. Disposant de la plupart des grandes salles, et des multiplexes(*) situés aux meilleures endroits des Etats-Unis, même les Little Three et d’autres producteurs-distributeurs sont tenus de se soumettre à elles.

La faiblesse du Cinéma Européen


L’Europe et les Etats-Unis produisent environ le même nombre de films chaque année – 500 à 700. Mais le succès commercial se produit rarement pour un film européen. Depuis plusieurs décennies la fréquentation en Europe même marque une certaine désaffection pour les films européens non nationaux. Tout comme pour la musique, le cinéma national et américain occupe 80 à 95 % de l’espace dans les pays européens. Les films français, deuxièmes sur les marchés occidentaux, ne réalisent pas 4 % de part de marché chez leurs voisins européens. On voit bien là l’énorme défi qu’il y a à bâtir un cinéma européen, alors que l’exportation constitue pourtant un très bon facteur de rentabilisation des investissements sur des marchés élargis.

Le handicap de la langue n’apparaît pas suffisant pour expliquer ce phénomène, étant donné l’acceptation plutôt bonne du doublage et du sous-titrage en Europe. Il semble donc que ce soit des frontières culturelles qui fragmentent le marché européen, empêchant ses productions de pouvoir réaliser des économies d’échelle, et par là bénéficier de budgets plus conséquents. De plus, si un certain nombre de cinéastes européens ont réussi à se faire connaître internationalement et donnent corps aux cinématographies européennes (Almodovar, les frères Dardenne, Lars von Trier, Ken Loach, Nanni Moretti…), d’autres pays sont dans une situation beaucoup plus difficile : les petits pays, les pays d’Europe de l’Est, ont de grandes difficultés liées à l’étroitesse de leur marché et à la totale méconnaissance de leur cinéma à l’étranger.

Aux Etats-Unis, les films européens parviennent encore moins à s’imposer, et sont assimilés à des films d’art et essai et distribués dans des réseaux alternatifs pour cinéphiles, ne touchant donc qu’un public très restreint. Dans ce pays, les majors contrôlent leur marché et prennent prétexte de ce que le public américain n’aime pas le doublage et les sous-titres pour ne pas les distribuer et préfèrent en acheter les droits pour en faire un remake (Trois hommes et un couffin, La cage aux folles, Un Indien dans la Ville, Les Visiteurs, Abre los ojos…). Cependant quelques exceptions existent : la version européenne de La Cage aux folles a rapporté une trentaine de millions de dollars aux Etats-Unis. Quatre mariages et un enterrement a rapporté plus de 200 millions de dollars dans le monde pour un budget de 4,5 millions. Toutefois ces exceptions sont rares, et ne concernent pas toujours à proprement parler du pur cinéma européen. Coup de foudre à Notting Hill mettait en scène l’actrice Julia Roberts, et de manière générale les films anglais réussissent beaucoup plus facilement aux Etats-Unis que les autres films européens, simplement parce qu’ils sont tournés en anglais. D’autres gros succès (Léon, Le cinquième Elément…) réussissent parce qu’ils ont des acteurs américains et sont de style hollywoodien.

En tous cas, ces succès internationaux du cinéma européen demeurent extrêmement marginaux en comparaison de la carrière internationale de la grande majorité des films hollywoodiens. Malgré les programmes d’aides, la situation ne fait que s’empirer. En 1993, lors des négociations sur l’exception culturelle dans les accords du GATT, le déficit de la balance commerciale entre les Etats-Unis et l’Europe concernant les exportations cinématographiques était de 3 milliards d’euros au détriment de l’Europe. Il est aujourd’hui de 9 milliards. La performance de l’industrie cinématographique américaine est telle que l’Europe ne réussit pas à la concurrencer sur son propre territoire. Prise en compte du marché, pragmatisme, rationalisation dans la production et énorme travail de promotion, de publicité, d’accords avec les salles et les distributeurs, d’occupation de l’espace médiatique avec livraison d’informations, de photos, d’interviews à tous les médias font du blockbuster américain une énorme machine très performante, et qui fait la différence sur des nationaux qui n’en ont pas les moyens ou l’expérience, ou pas les mêmes perspectives de retombées économiques.

La prise en compte du marché est donc sans doute le facteur le plus distinctif entre le système américain et le système européen, ce qui les oppose, au moins dans l’imaginaire, et ce qui explique leurs différences de succès. Il existe une bipolarisation des films diffusés en Europe. Une partie sont les films à fort potentiel commercial, blockbusters américains ou grandes productions nationales. L’autre partie est constituée de films parfois reconnus par la critique et qui obtiennent des prix dans des festivals, mais qui ont une diffusion extrêmement limitée. Le problème est que la reconnaissance des cinéphiles et la valorisation des cinéastes vont à ceux du deuxième groupe. Tandis que le cinéma américain produit un tiers de comédies, l’Europe n’en produit qu’un dixième, mais beaucoup plus de films d’auteurs, des films « difficiles ». Or les films de genres – science-fiction, action, comédie – sont ceux qui attirent du monde, créent une valeur ajoutée, sont rentables sans avoir besoin des aides et en fin de compte font fonctionner le secteur, en occupant un grand nombre de techniciens et de plateaux. Un des exemples les plus typiques de ce rendez-vous manqué avec le public du cinéma européen est le film pour adolescent. Alors que les teenagers représentent un pourcentage très important des gens qui vont au cinéma, très peu de films en Europe sont produits pour ce public, tandis qu’aux Etats-Unis une partie importante de la production cinématographique est destinée à cette tranche d’âge.

Les Objectifs du Cinéma Européen

Le cinéma américain, qui a déjà conquit tout le globe, tente sans cesse d'accroître son influence. Ceci provoque une étape encore plus difficile à surmonter pour le cinéma européen qui, pourtant, détient un passé grandiose et prestigieux. C'est le cinéma hollywoodien qui détient la plus haute part de marché et ridiculise celle du cinéma européen. Dans les années 1980 et 1990, le Conseil de l’Europe et l’Union européenne ont mis en place des systèmes d’aides pour encourager le cinéma européen à conquérir l'Europe et dévancer son rival.

Cependant, les résultats se font toujours attendre. La plupart des cinématographies européennes ne sont plus à la hauteur comme elles l'étaient autrefois. Seule la France parvient à maintenir une activité cinématographique et apparaît comme le symbole du cinéma européen ayant la volonté et le courage de faire face au cinéma américain. Mais justement, celle-ci jouit d’un système national d’aides beaucoup plus généreux que ceux de ses voisins. D’autre part, il apparaît que les enjeux sont contrastés suivant les pays. Tout dépend du pas européen, mais surtout comme un désir de lutter contre l’hégémonie des Etats-Unis dans le secteur. Il faut donc considérer que beaucoup d’enjeux et d’intérêts gravitent autour de la question de la protection du cinéma européen.  
Revenir en haut
Tonny
Figurant
Figurant

Hors ligne

Inscrit le: 08 Oct 2007
Messages: 87
Film préféré: Casino, Les Affranchis, Indiana Jones, Retour Vers le Futur, Scarface
Masculin Taureau (20avr-20mai) 蛇 Serpent

MessagePosté le: Lun 12 Nov - 20:46 (2007)    Sujet du message: [Documentaire] Le Cinéma Hollywoodien Répondre en citant

Suite...

Le Cinéma Coréen et Indien


Le premier film coréen date de 1919, cette date sera le début du cinéma coréen. Les acteurs y sont rémunérés avec des sacs de riz. Peu de temps après, la colonisation japonaise interrompra cette naissance du cinéma coréen jusqu'à la fin de la seconde guerre mondiale.
Vers la fin des années 1950, la production locale est constituée principalement de films d'action pour le public masculin et de soap opéra(*) pour le public féminin. Le cinéma coréen a alors connu un certain âge d'or avec 200 films par an. Malgré cela, les dictateurs Park Chong-hee et Chun Doo-hwan n'autorisent que des films de propagandes anti-communistes et des films de divertissement sans profondeur.
C'est donc qu'en 1985 que la diversité de la production se rétablira, et en 1987 que la censure sur scénario est supprimé. Par contre, des producteurs abordent parfois des thèmes sociaux qui se font parfois interdire, c'est pour cela qu'un film La veille de la grève, sera interdit de visa et ne pourra être diffusé qu'en cachette dans les universités.

Dans les années 1990, la fréquentation et les productions nationales progressent rapidement ; 18% en 1997, 37% en 1999 et 50% en 2000.
L'histoire du cinéma en Inde commence le 7 juillet 1896, lorsque les frères Lumières amènent leur invention à Bombay, six mois après leur première projection à Paris, où l'ont put voir les premiers films, comme L'arrivée d'un train en gare de Ciotat ou La sortie de l'usine. En 1910, le brahmane Indou Dhundhiraj Govind Phalke, boulversé par le film La vie du Christ, s'aperçoit du potentiel de ce cinéma lié à des thèmes religieux. Son premier film Raja Harishchandra a connu un énorme succès et ouvre le genre mythologique.
Dans les années qui suivent, la production cinématographique croît très fortement, jusqu'à atteindre plus de 200 films dans les années 1930. En 1931 est produit le film Alam Ara, le premier film inaugurant le modèle que prendra la majeure partie des films indiens avec danse, chansons et musiques qui se rattachent avec les arts traditionnels indiens.

Aujourd'hui le cinéma Indien est toujours unique au monde, 800 à 1000 films par an y sont produits. L'inde est le seule pays au monde à avoir résisté au cinéma hollywoodien grâce à son style très différent du cinéma dominant. En effet le film indien est fait de tous genres et est très diversifié, bien que ce qui en ressort à l'étranger soit surtout du cinéma de Bollywood(*).

Les chansons, dans ces films prennent la place la plus importante, et le vente des bandes originales est une grosse source de gain pour les producteurs qui les mettent même en vente six mois avant la sortie du film. Certaines des scènes musicales dans ces films prennent plutôt l'aspect de clips musicaux sans rapport avec l'histoire du film, mais cela fait la caractéristique du film Indien. Il ya en moyenne six scènes musicales par film, parfois des films ont compté plus de 70 chansons.

Le cinéma Indien compte près de 5 milliards de spectateurs par an, ce qui le situe dans les mêmes proportions que le cinéma américain si l'on compare avec la taille de leur population. Les films indiens ont un budget très inférieur, en effet seulement moins de 10% des films se révèlent rentables (10 millions de dollars pour une grosse production). Dans les pays à production moyenne, les recettes de billetterie atteignent 600 millions de dollars.
Le film Indien est devenu de plus en plus populaire. En effet, il a même été nommé au festival de Cannes les films Lagaan et Davdas avec la présence de leur fameuse actrice Aishwarya Rai qui a fait partie du jury de celui-ci en 2003.

Le cinéma Indien a donc commencé a trouvé un public en Occident alors que les grands studios américains (Warner Bros et la Century Fox) ont ouvert des bureaux en Inde pour produire des films en hindi.

Le Cinéma Numérique

Hollywood se consacre en grande partie à divertir son public. Il doit en faire de même pour les futurs générations. Au fil du temps, le cinéma américain s'adapte régulièrement à la modernisation et est donc obligé d'utiliser les toutes dernières technologies pour continuer à bluffer ses sepctateurs.

Le cinéma numérique est venu progressivement grâce à l'utilisation des effets spéciaux devenue au fur et à mesure presque indispensable dans les films américains. Autrefois, le fait de se consacrer aux effets spéciaux était rare et cher. C'est durant les années 90 où il y a eu énormément de progrès techniques qui ont rendu l'utilisation des effets spéciaux choses courantes témoignés par les films comme Terminator 2, Jurassic park ou encore Starship Troopers. On s'aperçoit que les grosses productions sont souvent des films fantastiques ou science fiction, des films qui nécessitent l'utilisation des effets spéciaux. Est apparu ensuite l'image de synthèse. C'est un grand pas dans la création cinématographique . Le souhait du cinéma américain s'est enfin exaucé; mêler rêve et illusion dans ses prochains films. Georges Lucas, célèbre dans la production et la réalisation de Star Wars va pouvoir tester cette dernière création dans "La Menace fantôme" en espérant que les logiciels d'animations soient assez développés pour mettre en place la compagnie "Industrial Light and Magic".

La seconde étape est la production numérique. Là encore, de nouvelles opportunités pour le cinéma sont offertes par les caméras numériques. Georges Lucas est à nouveau un des précurseurs de cette nouvelle manière de filmer, avec le tournage de "Star Wars, Episode II : L'attaque des clones". Depuis, cette innovation s’est largement répandue, et un grand nombre de films ont été tournés en numérique (Le monde de Nemo, Terminator 3, Pirates des caraïbes…). le tournage en numérique procure aussi de réels avantages au cinéma à petit budget. La légèreté des caméras permet de tourner beaucoup plus facilement dans des conditions plus difficiles.

Enfin, la troisième étape du cinéma numérique est celle de la diffusion. Initiée par quelques films (Star Wars épisodes I et II, Toy Story 2), dans un nombre de salles limité, cette tendance devrait se poursuivre. Elle devrait libérer la production des réseaux de distribution contrôlés en très grande partie par les majors. Les films seront alors envoyés aux salles directement par Internet ou par satellite, et celles-ci pourront avoir un choix beaucoup plus libre de leur programmation. Le cinéma indépendant n’aura plus de problème de distribution et pourra plus facilement se diffuser à des milliers de salles pour chaque film, alors qu’un faible budget de distribution l’en empêchait. Cette révolution, montrera une fois de plus un grand pas dans la création cinématographique hollwoodienne. Chute des coûts de diffusion et liberté de choix de programmation des salles devraient permettre le retour à un cinéma diversifié et multiculturel.

Etude sur Star Wars


Les deux trilogies Star Wars représentent le blockbuster américain par excellence. Mélangeant tous les genres (amour, aventure, science-fiction...), grosses productions, Star Wars se distingue par son très grand succès au box-office mondial, où chacun des deux trilogies se classent actuellement 4ème, 12ème, 15ème, 25ème, 31ème et 35ème. Pendant longtemps, la première trilogie a dominé le classement, et était un des plus forts symboles de l’exportation du cinéma américain et de la culture des Etats-Unis à travers le monde.

Star Wars sont deux trilogies qui ont été universellement accueillies dans chaque pays. On peut se demander comment et pourquoi Star Wars a t-il eu un tel succès. En analysant cette problématique, on peut s'apercevoir que Georges Lucas ne s'est pas uniquement focalisé sur l'aspect esthétique et technique de chacun de ses films. Même si Star Wars est le film modèle du genre de la science-fiction, son scénario tiré de l'imagination du réalisateur est bel et bien basé sur des histoires culturelles mondiales. Cela peut expliquer la raison pour laquelle Star Wars soit une si grande réussite.

La première trilogie (épisodes I, II, III) est une histoire reprenant l'un des plus grands genres de la littérature européenne: la tragédie. Et plus précisément, la tragédie antique. Anakin Skywalker, est victime de ses passions (son côté obscur). Débordé par la tristesse qu'il éprouve dûe à la mort de sa mère, par sa révolte contre le système des Jedis et par son amour pour Padmé Amidala, il finit par détruire ce pour quoi il a œuvré et ceux qu’il a aimés. La seconde trilogie en revanche s’apparente à une quête initiatique, où le jeune Luke Skywalker doit traverser une série d’épreuves avant de devenir un Jedi et de changer la destinée du monde.

Les correspondances entre les systèmes politiques de la galaxie inventée par Georges Lucas et les systèmes politiques sur Terre sont également la preuve que son œuvre est bien ancrée dans la culture de l’humanité. La République Naboo est assez semblable à une monarchie constitutionnelle, avec un souci de tradition, mais où le monarque est élu par le peuple et pour le peuple. Le modèle politique de départ de la galaxie est une République qui s’appuie sur l’équilibre entre le Sénat, qui a le pouvoir législatif, et celui du Conseil Jedi, en charge de l’exécutif. Cependant le rôle prépondérant du législatif sur l’exécutif suprême (le Chancelier) aboutit finalement à un antiparlementarisme et à la faillite de ce système,où les gouvernements se font renverser par l’action désordonnée des députés, un peu à la manière de la IVème République française. La première trilogie illustre ainsi le passage d’une République à un Empire, de la même façon que ce qui s’est produit dans l’Empire Romain. Dans les deux cas, le pouvoir est passé d’un Sénat au totalitarisme d’un Empereur. Palpatine peut ainsi être rapproché de Jules César, qui a utilisé l’appareil militaire comme la clé du pouvoir (l’armée de clones de Palpatine).

Georges Lucas s’est aussi beaucoup inspiré du Japon dans l’imagination des Jedis. Les costumes des gardiens de la paix qui ressemblent beaucoup aux kimonos, et les armures des troupes impériales de la seconde trilogie sont proches de celles des samouraïs. Le casque de Dark Vador est également directement inspiré des casques traditionnels des samouraïs japonais. Les sabres laser sont les katanas modernes, et le code d’honneur et la philosophie jedi sont sans doute inspirés par le code d’honneur des samouraïs et la philosophie orientale. Même le terme « Jedi » s’inspire d’un mot japonais.

Il existe beaucoup d’autres comparaisons que l’on peut faire entre les éléments de Star Wars et la culture mondiale. comme les références des différentes architectures inspirées de diverses civilisations (Naboo de l’empire byzantin, Coruscant de New York…), les costumes dans l’épisode I sont proches des costumes de l’Inde traditionnelle…

Cet aperçu des sources d’inspiration de Georges Lucas permet d’expliquer une partie du succès phénoménal que Star Wars a connu à travers le monde. Hollywood, exprimerait donc une universalité dans ses productions, grâce à des réalisateurs et des producteurs qui savent s’ouvrir aux autres cultures pour la réalisation d'un film qui plaira au public mondial.

CONCLUSION


Le Cinéma américain a conquis culturellement le monde entier avec brio grâce à une puissance créatrice et industrielle hors du commun. Seule une minorité a le courage de critiquer les stratégies et les films d'Hollywood. Possédant toutes les clés de la réussite, Hollywood restera sans doute encore longtemps la capitale mondiale du cinéma tout simplement parce qu’elle est le modèle d’un cinéma populaire et international, d’un cinéma créé dans l'unique but de divertir, un modèle qui est aussi repris à l'étranger.

Concurrencer Hollywood est très difficile. Devancer le cinéma américain est, dans une forte probabilité, mission impossible. A part l’Inde et la France qui résistent à cet univers, pratiquement tous les autres pays du globe se sentent beaucoup trop faibles et incapables face à la puissance culturelle du cinéma américain. L’Europe, ne s'avouant pourtant pas encore vaincue face à Hollywood, ne parvient tout de même pas à créer un cinéma aussi populaire qu'à celui des Etats-Unis malgré ses nombreuses qualités parce que le cinéma américain est le symbole, l'histoire d'un nouveau type de divertissement, de spectacle qui a réussi à faire ses preuves depuis sa création.

La France possède de grands atouts dignes de concurrencer cette grande puissance culturelle. Modestement, elle arrive tout de même à toucher son succès international. Mais la France connaît une industrie cinématographique beaucoup trop jeune qui tend à garder un art non commercial et qui, ainsi, ne pourra pas connaître les mêmes réussites que Hollywood tandis que le cinéma américain, bénéficie des qualités dans l'unique but de vendre son art à travers le monde.

Voilà, voilà, j'espère que ce documentaire vous inspirera fortement pour vos projets futurs dans le domaine du Cinéma et qu'il vous ai apporté beaucoup de connaissances sur ce point de vue


Ecrit par Tonny (je préfère me mettre à la troisième personne; ça me fait prendre de l'importance) *sort*

J'attends à présent vos critiques dédiés à ceux qui ont eu le courage de tout lire
 
Revenir en haut
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 23:18 (2018)    Sujet du message: [Documentaire] Le Cinéma Hollywoodien

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Cineculte Index du Forum -> Café du Ciné -> Blabla libre Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Index | créer son forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com

Cineculte Index du Forum